odile 的个人资料la puce照片日志列表 工具 帮助

日志


1月26日

suite du reveillon

salut je viens vous raconter la suite du reveillon car il y a une suite bien sur.
 
Je vous disait que j etais seule et je pense qu il doit y avoir un bon dieu quelque part et qui a internet et qui a lu mon blog !
Il a pris pitié et il a fait en sorte que je soit entourée ce soir la ;
 
On part chez ma mère avec ma fille et je mets simplement un sac dans la poubelle et la surprise je ne peux plus me relever . Ma fille se demande ce que je fais et viens vers moi et la elle comprends que je ne peux presque plus avancer donc elle me soutiens me traine jusqu au garage essaie de m assoir ds la voiture ; moi j ai mal c est atroce elle telephone aux pompiers qui lui passe le samu qui lui passe un medecin . Celui ci lui dit d appeler le medecin de garde mais il ne consultera pas ds un garage il faut me remonter . Non c est impossible elle leur dit bon alors emmenez la a l hopital aux urgences. Ce qu elle a fait. Et la apres un temps tres long d attente assise ds un fauteuil j avais tellement mal qu elle va leur demander de m etendre. Ce qu ils font tout de suite . Et ensuite ils me prnnent me mettent sous perf et on reste la jusqu au soir.
Apres je suis tellement schouttée que je m en fiche du reveillon.
 
Voila comment oublier sa solitude plein de monde attend comme vous aux urgences ; apres du monde s occupe de vous . Génial non ?
jE PENSE QUE JE VAIS FAIRE DES ENVIEUX !!!!!!!!!!!!!!!!!
1月25日

5eme episode

Ce n’est qu’après que le directeur de la soie, accompagné de la secrétaire de direction Mme Bacher vient leur annoncer le décès officiellement. Il lui propose une place à l’atelier de couture et un appartement dans un immeuble appelé « les Hongrois ». Je pense que c’est par orgueil qu’elle  refuse toutes ces propositions. Le lendemain, sur le journal figure un tout petit article s’intitulant exactement comme ceci :

 

« A la Soie Artificielle d’Izieux un  ouvrier espagnol nettoyait un caniveau servant à la conduite de gaz lorsqu’il tomba asphyxié. Deux ouvriers lui portèrent secours (ils ont été incommodés à leur tour).

Il rendait peu après le dernier soupir. »

 

A la morgue elle l’a trouvé étendu par terre pire qu’un chien même pour une bête on aurait pris plus de précautions. A son avis ils l’ont traité ainsi car il était espagnol et le pays était en guerre.

Ce même jour elles pouvaient lire sur le journal : « Aucun juif n’est admis dans l’armée roumaine ».

 

Maintenant la voilà seule pour élever ses deux filles dans un pays dont elle maîtrise encore mal la langue. Pourquoi il ne lui est jamais venu à l’esprit de repartir en Espagne ? A partir de ce jour-là elle se met à faire de la couture à domicile, elle fera même des pantalons pour l’armée. Le dimanche elle raccommodait les bleus de travail des ouvriers que leurs femmes s’étaient empressées de laver le samedi. Le travail de ce jour-là lui permettait de gagner un peu plus d’argent. Mais elle faisait tout ceci au noir sans être déclarée. Elle restait devant sa machine à coudre souvent jusqu’à minuit pour reprendre le lendemain à 5h du matin. Mais elle n’avait pas le choix. A mon avis elle aurait mieux fait d’accepter le travail et le logement qu’on leur offrait, c’était vraiment de l’orgueil mal placé. Elle a eu détricoté un pull du pépé pour en faire un à Adeline et d’un pantalon elle en a fait un pour Mariquette en le resserrant à la taille et aux chevilles avec des élastiques.  

C’était la guerre  et la nourriture était rationnée. (Pour le pain les rations étaient de 100gr pour les – de 3 ans

                200gr de 3 à 6 ans

                275gr de 6 à 13 ans

                350gr de 13 à 21 ans

                275gr de 22 à  70 ans

                200gr plus de 70 ans)

Elles allaient au ravitaillement toutes les trois jusqu’à St-Christo. Elles n’y étaient jamais allées ; elles prenaient les coursives. Je me demande comment elles ont  pu y arriver ! La première ferme qu’elles voient elles demandent leur chemin alors que c’était ici même. Les fermiers les on fait entrer et leur ont offert un café au lait. Ils leur ont vendu une demi-livre de beurre, un lapin vivant, du blé et un chou. Elles redescendent sur St-Chamond chargées comme des mules. Mariquette portait un sac tyrolien avec tout le blé dedans et  Adeline portait le lapin.      

Elles s arrêtent un moment dans un pré et que ce passe-t-il ? Le lapin évidemment profite de cette pose pour échapper des mains d’Adeline ! Elles lui ont couru après et l’ont rattrapé ; en temps de guerre un lapin on ne le laisse pas partir comme çà ! A partir de ce jour c’est la paysanne qui descendait tous les jeudis apporter le ravitaillement. Ceci étant bien sûr interdit elle mettait les provisions sous le panier et le linge à raccommoder par dessus. Il fallait faire très attention car les gendarmes étaient aux aguets.

Après avoir fait ses devoirs Adeline aidait à faire les boutonnières jusqu’à 11 h du soir. Et souvent après l’école elles allaient au patronage et  le soir elles aidaient Mme Guénard à faire des lacets ; c’était son gagne-pain. Mme Mourgues , Mme Guénard et Mme Sandre c’était vraiment leur seule famille surtout après le décès de leur père.

Tous les soirs elles venaient passer la soirée autour du feu à la maison. Et la grand-mère Sandre, quand elles commençaient à manger elles faisaient teinter les cuillères contre leurs assiettes. Quelques minutes après elle descendait les voir, faisait l’innocente et s’asseyait pour manger la soupe ; tout le monde ne mangeait pas à sa faim.

Dans le quartier vivait aussi un dénommé « Zézé » il était très beau. Il part à la guerre mais à son retour il ne trouve personne chez lui ni sa femme ni sa fille. Alors il se met à boire. Comme il n’avait pas d’argent il s’arrangeait pour se faire prendre en train de voler surtout à l’entrée de l’hiver ; il espérait passer ces mois au chaud en prison. Après il  poussait le luxe jusqu’à aller seul en prison comme il serait allé à l’hôtel. Bien sûr un jour il est revenu car les deux « chambres » étaient déjà occupées par d’autres prisonniers ! !

Elles allaient jusqu’à aider Yvonne, dans son épicerie car elles avaient ensuite le droit de manger les miettes de gâteaux qui se trouvaient sur le comptoir !

Et la queue que Mariquette faisait chez Mayol l’autre épicerie ! Car c’était souvent elle la préposée aux files d’attente. Elles achetaient de la pâte de figue, du sucre de raisin mais j’allais aussi chercher les cartes d’alimentation. La seule fois où c’est ma mère qui est allée acheté à manger elle l’a perdu en route ! elle va chercher une seule fois de l’eau à la fontaine il n’y en avait plus, elle va chercher les allocations familiales et elle les perd en route !

Elle a pleuré ce jour-là. C’était tellement important pour elles cet argent. Ce jour-là il pleuvait ; elles allaient les chercher à l’époque rue Pierre Timbaut qui est devenue la maison des combattants. En chemin ma mère  rencontre Mr Sotéro Paz elle lui a parlé et c’est je pense à ce moment-là que l’argent a glissé de l’enveloppe. Avec Mariquette elles sont reparties pour rechercher cet argent si précieux pour elles mais vous pensez bien que d’autres l’avait trouvé avant !

1月15日

4eme episode

 

 

Comme beaucoup ma g-mère cousait. Mais quand venait le moment d’essayer, les clientes voulaient à tout prix avoir l’avis du pépé.

C’est ici que ma mère et ma tante ont passé les meilleurs moments de leur vie. Elles ont plus rit que certaines de leurs amies comme Simone et Irène qui vivaient dans un quartier résidentiel. La preuve c’est que ces dernières venaient rue de la Boucherie pour y prendre du bon temps.

En 1936, ils achètent leur première radio ; ils n’ont même pas le gaz mais un simple réchaud à alcool d’une seule plaque. Plus tard ils en auront un à deux plaques. Il n’y a pas l’eau courante  ils vont la chercher à la fontaine.

      A cette époque il y avait ce qu’on appelait les « Bains-Douches » ;                         ils prenaient une douche par semaine. De temps en temps, ils s’offraient le luxe de prendre un bain. A cette époque, mon grand-père est peintre aux Aciéries ; c’est le Front Populaire, en 1933, Hitler est au pouvoir ; les grèves et les occupations d’usines pour les 40h et les congés payés se multiplient .Le 07/05/1939 ma mère fait sa communion ; elle sort alors d’une très grave maladie.

Les médecins ne disant rien de leur diagnostic à la famille, on suppose qu’elle a fait une congestion pulmonaire. La religieuse venait la voir tous les soirs. C’est elles qui faisaient office d’infirmières. Elle lui appliquait des ventouses.

Elles disaient à ma mère qu’elle allait aller au paradis et rien qu’à cette pensée, elle était heureuse ! Quelle bécasse !

Lorsqu’elle fut presque guérie on lui demanda ce qu’elle aimerait manger tellement on était heureux. Elle voulu du pigeon alors qu’elle n’en avait jamais mangé ! Aussitôt, Mme Guénard part lui en acheter un ; mon grand-père alla lui acheter la plus belle robe de communion dans un magasin, l’aumônière dans un autre , si bien qu’elle était la seule à l’église à porter une robe brodée en bas . Ce fut également la seule qui ne fit pas la procession.

Ce sont des sortes de cortèges qui se faisaient à chaque fêtes religieuses : carême, jeudi Saint, fête de la Vierge en mai, le Sacré-Cœur en juin etc.…C’étaient des journées de prières, on installait le calice on fleurissait et éclairait les églises. On appelait ceci des reposoirs. Toutes les paroisses en avaient un et avec le patronage on allait les visiter.

Après sa communion c ‘est Mr Merle qui la conduisit dans sa traction. Au repas pour la première fois de notre vie nous mangeons des asperges.

Ils ne partaient jamais en vacances, mais l’été Adeline et Mariquette partaient en colonie au Bessat ou à Doizieux . Ce que ma mère a pu pleurer ! En 1939, quant elles reviennent de vacance que voient-elles dans la maison ? Un beau fourneau émaillé que leurs parents  avaient acheté.

C’est alors que le 03/09/1939 la guerre est déclarée, les restrictions commencent. Par contre cette même année ils ont  l’électricité mais toujours pas l’eau courante. C’est à cette époque que les dimanches après-midi d’hiver elles allaient au cinéma muet au patronage où se déroulait un drame et un comique ensuite.

Pour en revenir à la guerre, ils avaient  juste avant fait leur demande de naturalisation qui bien sûr a été stoppée. Le pépé ne sera donc jamais naturalisé. Etant espagnols et ne sachant pas s’ils devaient repartir dans leur pays ils ne fêtèrent pas Nöel cette année-là. Seule Mariquette était heureuse rien qu’à la pensée de partir vivre en Espagne !

Au même moment le Gier est recouvert et ils construisent la Sécurité Sociale.

En 1940 mon grand-père est renvoyé des Aciéries comme tous les étrangers. Il fait alors des petits boulots par ci par là jusqu’au jour où il est embauché à la mine au Clos Marquet en 1941 grâce à A. Pinay. Mais il n’y reste que quelques mois car il ne supporte pas le fait d’être sous terre.

Ma grand-mère lui faisait des sortes de gâteaux aux flocons de maïs qu’il mangeait en route tellement il avait faim ; après il ne lui restait plus rien  jusqu’au retour. A cette époque figurait une pub sur les journaux :

 

« Ils sont pâles et ils ont faim, donne-leur soleil et pain ».

 

Oui il fallait qu’ils aient faim ! Et quelques mois après mon grand-père quittaient la mine pour être réembauché à la Soie d’Izieux. Le pire c’est que le lendemain celui qui prend sa place meurt asphyxié. « Quand je pense à ce qui aurait pu arriver » pensait ma grand-mère ; elle a remercié le Seigneur sans savoir ce qu’il était en train de leur réserver quelques jours plus tard.

 

C’était le 14/07/1941.  Mon grand-père  va au ravitaillement avec son contremaître. Ils rentrent tard dans la nuit le déposer chez mes grands-parents ; et c ‘est à ce moment-là qu’il lui demande de venir travailler le lendemain. Il faut nettoyer les caniveaux ; or il n’a jamais  fait çà alors  il refuse. Mais son chef insiste tellement qu’il accepte à contrecœur(d’ailleurs ,personne ne voulait le faire) . Le 15/07au matin le contremaître revient chez nous chercher le ravitaillement. Il est très embarrassé, mal à l’aise on ne comprend pas ce qui ce passe. Alors il annonce la catastrophe qui vient d’arrivé il est très gêné, les mots ont de la peine à sortir. Voilà,  dit-il , il est arrivé un malheur.

C’est tout ce qu’il leur dit ; ne sachant rien d’autre ma g-mère part à l’hôpital avec Mme Guénard . Il n’y est pas. Elles remontent  jusqu’à Izieux ,  se dirigent vers la morgue et il est ici . Alors là, tout s’effondre autour d’elle , elle n’y croie pas , ce n’est pas possible , pas à elles ; que vont- elles faire ?