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3月26日 journées des 25 et 26/03/08
Hier ils sont venus nous changer nos bonne vieilles imprimantes qui marchaient à peu près bien . Depuis , plus rien ne va ce sont de vrais petits ordinateurs avec les autres les feuilles sortaient toutes seules comme des grandes ; avec elle non il faut se lever et l actionner et le pire c est que le lendemain (aujourd’hui donc) elles ne marchaient déjà plus !!! Heureusement que les gars de l’informatique devaient revenir sinon sans imprimantes on peut pas bosser ; remarquer on s’en fiche mais après on se fait jeter car il y a du retard . Ils ne s’en prendront jamais à l’imprimante ça non ! mais nous si .
Et Mme Miroska qui m’a fait n’importe quoi ce matin avec les statistiques !!! Car tout marche avec les stats chez nous .TOUT . Tout juste s’il ne faut pas décompter le temps qu’on passe aux toilettes. Heureusement qu’elle est bientôt à la retraite elle a l’excuse de l’âge . Mais bon il a fallu cet a-midi tout reprendre à zéro.
Voilà à part ça rien d’autre .A demain 3月22日 histoires de tous les jours au bureauBon allez suite à la demande des collègues je vais raconter à nouveau se qui se passe au travail.
On vient tout juste de changer de chef on verra comment ça va se passer . Je pense qu'il va y avoir des changements.Elle ne supporte déjà pas le foutoir qu'il y a , le retard dans les dossiers ; à mon avis ça va valser !! certains vont devoir se mettre au boulot ! les pauvres il faut dire qu'ils n'ont pas l'habitude.
Sujet d'hier : la tasse.
Parlons de cette tasse ; le chef qui est parti l ' a donner à martine.Hier elle l'a cherche de partout , où est ma tasse ? personne ne l'a vue ? Et non personne.Petits sourirs en coin , regards qui en disent longs . Il faut dire qu'entre Martine et le chef .......Bon ne disons rien sans preuves.
Dans le courant de la journée j'apprends que c'est Laura qui l'a échappée c'est balot ça !! Peteite vengeance ???? Tout le se regarde , personne ne dit rien.
Dans l'après-midi Martine vient me dire (car elle m'aime bien , j"ai la cote ) : c'est Laura qui a cassé ma tasse ! c'était celle du chef il me l'avait offerte avant de partir . Vraiment Martine est très contrariée , que feriez-vous ?J'ai approuvé son ressenti.
Et puis il y a eu Coco ma perruche que j'ai achetée samedi et qui ne chantait pas elle a alimenté les conversations de la semaine !!!Enfin n'allez pas croire qu'on ne travaille pas c'est la vie de bureau de beaucoup d'entre nous.
Je vais tâcher de m'y tenir à ce journal de travail en ne parlant pas de la vie privée de nous toutes mais uniquement des 8 heures passées ensemble . Ca va être dur peut - être ; on verra. 4月20日 conservatoire de picturologieBjr
Est-ce que quelqu un connaitrait le conservatoire de picturologie de Lyon ? Ma fille serait interessée mais elle aimerait des renseignements sur cette formation de la part d anciens élèves.
Merci 3月26日 rue boucherie 6eme episode
Et quand St-Etienne a été bombardé en 43 Mariquette est partie avec Yvonne dans un camion à charbon car plus rien ne circulait ni car ni train. C’était horrible mais pourtant que de bons souvenirs de cette époque. Les dimanche elles allaient se promener à la campagne avec les Badol . Sinon elles montaient à pied jusqu’à Chavanne, Valfleury elles en ont fait des marches. S’il pleuvait elles allaient quelques fois au cinéma ou elles se réunissaient chez les unes ou les autres pour jouer. Lorsqu’il y avait des kermesses elles y allaient après les vêpres. Car il était hors de questions de manquer la messe ou les vêpres .Elles allaient une fois par semaine au cours de chant ; tous les premiers dimanches la messe de 7h était pour communier et à 9h30 elles assistaient à la messe chantée. Et avant les vêpres elles allaient au catéchisme de persévérance.
C’était toute une série de prières qui avaient lieu l’après-midi Et tous les 15 jours après la messe elles se rendaient à la bibliothèque paroissiale. Même le jeudi il y avait la messe le matin et l’après-midi le patronage où on leur inculquait le catéchisme en première partie et la couture ensuite. Le samedi c’était les cours ménagers les après-midi ; elles apprenaient la couture, la broderie, le repassage, l’hygiène etc.… Elles sont dans les rares à cette époque qui ont fait l’école Supérieure. En principe les autres s’arrêtaient après le certificat d’étude mais je voulais qu’ ‘elles continuent quitte à faire des sacrifices. Ma mère a préparé son CAP de sténo et de comptabilité. A l’examen elle réussi la sténo mais échoue la comptabilité. Mariquette passe le même examen en 47 mais le rate malgré les cours de soutient que je lui paye. Ces cours ont lieu le soir route du Coin , elles y allaient à pied.
Elles y allaient seules le soir, à cette époque on ne craignait rien ce n’était pas comme aujourd’hui. La mémé a pleuré, Mariquette aussi et elle a redoublé.
Cette même année ma mère rentre à la Soie ; nous sommes le 09/11/45 et ceci « grâce » au décès du pépé. Elle n’avait jamais vu une usine de sa vie. Elle ne savait ni où aller ni à qui s’adresser. Le premier jour elle y est monté à pied (2,5km environ) elle ne savait tout simplement pas qu’il y avait un car. Après elle le prit mais pas toujours ; pour économiser un peu d’argent elle fait des voyages à pied. Mon dieu qu’ils étaient entassés dans ce car, il est vrai qu’à l’époque les gens n’avaient pas de voiture. Elle était payée à la quinzaine en espèce et elle donna toutes ses paies pour la mémé. A partir de ce moment elles sentirent un mieux financièrement, leur vie devint plus confortable ce qui n’empêcha pas la mémé de continuer à travailler dur.
La cuisine rue de la Boucherie
Deux ans après, Mariquette rentre à la Soie mais le temps c’est écoulé et elle n’est plus considérée comme une privilégiée donc elle travaillera plusieurs mois sans être payée. Enfin elle est embauchée. Elle travaille deux ans puis doit renouveler sa carte de séjour pour pouvoir travailler dans les bureaux. Tatan étant née en France elle se fait naturaliser. Disons qu’on lui a fait comprendre que si elle ne se faisait pas naturaliser on la garderait mais à l’atelier. Ensuite la mémé et Adeline font les démarches. Elles décident de partir en Espagne en 1949 mais il leur faut des passeports français. Elles vont les chercher avec Mayol (un commerçant réputé dans St-Chamond et qui avait ses entrées à la préfecture). Le père de Raphaël doit y aller aussi mais pas aux mêmes dates ; il les accompagne à la gare. Elles font le trajet St-Chamond-Lyon de nuit. Elles couchent à Barcelone. A Valence elles ont fait une queue pour obtenir les billets ! Si bien que la mémé a payer un membre du personnel pour qu’il aille les chercher. Durant le trajet une espagnole se sentant très mal la mémé lui propose un sucre avec de l ‘alcool de menthe ; au début elle refuse enfin elle accepte et après elle en redemande ! Dans le train ils jouaient de la guitare chantaient et soudain ils se disputent ça dégénère jusqu’à ce qu’ils en viennent aux mains. Et tout d’un coup quelqu’un crie : « La policia , la policia ! ! « et tout d’un coup plus de bagarre tout le monde s’arrête ils rangent les couteaux et se remettent à jouer de la guitare comme si de rien n’était. A Albacète elles couchent chez un particulier qui leur offre du lait avec des amandes pilées (orchata) elles avaient une soif terrible mais la mémé n’a jamais pu boire ça. Le lendemain elles prennent un car pour Villapalacio , un car qui prenait feu ! Elles sortirent en vitesse et allèrent dans un champ où il y avait un abri pour s’abriter du soleil. Elles arrivent à la nuit tombée et là elles sont accueillies par une nuée de gens. Le village venait tous les jours les attendre C’est le « tio Eluterio » qui les reçoit il était petit et très sec, le genre qui du haut de sa petite taille en imposait à tout le monde. A l’époque il possédait même un compte en banque et il avait un bureau ! Elles vont loger chez Eléonore une sœur de la mémé. Ici tout le monde mangeait dans le même plat ; ils n’avaient pas d’assiettes. S’ils en avaient ils ne s’en servaient pas car pour elles ils les sortirent avec les couteaux et les verres mais pas de fourchettes ni verres ils buvaient à la cruche. Un jour elles partent pour Biensevida à pied et ne reviennent qu’à la nuit il fait froid il n’y a pas de lumière je pense qu’elles ont eu la trouille !
2月28日 harcelement
Voila des années que je supporte un harcelement moral au bureau . C est vrai que ca va vous faire sourire ces petits épisodes mais ajouter sans arrêt je vous assure que ca casse n importe qui seuls ceux qui y sont passés pourront comprendre. Même les collegues en ont marre pour moi. Sur les conseils d une d entre elles je vais tenir un "journal" sue ce qui ce passe très souvent .
Mardi 27/02/07
Fabienne m appelle car elle ne trouve pas un n° de téléphone ; je vais à son bureau pour l aider voilà 3 mn que j y suis que le chef sort de son bureau et les mains sur les hanches il me dit : « tu veux une bouteille d’ eau ? »
Simone lui réplique aussitôt : « Mais elle vient de se lever ! » Il s’ approche de moi et me dit sur le ton de la dérision : « Je parlais d’ une bouteille d’eau pour t’arroser ! » Sur le même ton je lui réponds : « Ce n’ est plus la peine je ne grandirais plus à mon âge »
Mercredi 28 /02/07
Josiane arrive à midi fait le tour pour dire bonjour ; arrivée vers moi elle me demande des nouvelles de ma fille sa fille ayant fait les mêmes études qu’elle. Peu après le chef sort de son bureau et crie:: Josiane ! tu t’y mets au boulot ! » Simone G lui dit ça fait 5 mn même pas qu’ elle est là ! La pauvre Josiane ne sait pas ce qu il lui arrive je lui dis t inquiète pas c’est indirestement pour moi cette réflexion.
1月26日 suite du reveillonsalut je viens vous raconter la suite du reveillon car il y a une suite bien sur.
Je vous disait que j etais seule et je pense qu il doit y avoir un bon dieu quelque part et qui a internet et qui a lu mon blog !
Il a pris pitié et il a fait en sorte que je soit entourée ce soir la ;
On part chez ma mère avec ma fille et je mets simplement un sac dans la poubelle et la surprise je ne peux plus me relever . Ma fille se demande ce que je fais et viens vers moi et la elle comprends que je ne peux presque plus avancer donc elle me soutiens me traine jusqu au garage essaie de m assoir ds la voiture ; moi j ai mal c est atroce elle telephone aux pompiers qui lui passe le samu qui lui passe un medecin . Celui ci lui dit d appeler le medecin de garde mais il ne consultera pas ds un garage il faut me remonter . Non c est impossible elle leur dit bon alors emmenez la a l hopital aux urgences. Ce qu elle a fait. Et la apres un temps tres long d attente assise ds un fauteuil j avais tellement mal qu elle va leur demander de m etendre. Ce qu ils font tout de suite . Et ensuite ils me prnnent me mettent sous perf et on reste la jusqu au soir.
Apres je suis tellement schouttée que je m en fiche du reveillon.
Voila comment oublier sa solitude plein de monde attend comme vous aux urgences ; apres du monde s occupe de vous . Génial non ?
jE PENSE QUE JE VAIS FAIRE DES ENVIEUX !!!!!!!!!!!!!!!!! 1月25日 5eme episodeCe n’est qu’après que le directeur de la soie, accompagné de la secrétaire de direction Mme Bacher vient leur annoncer le décès officiellement. Il lui propose une place à l’atelier de couture et un appartement dans un immeuble appelé « les Hongrois ». Je pense que c’est par orgueil qu’elle refuse toutes ces propositions. Le lendemain, sur le journal figure un tout petit article s’intitulant exactement comme ceci :
« A la Soie Artificielle d’Izieux un ouvrier espagnol nettoyait un caniveau servant à la conduite de gaz lorsqu’il tomba asphyxié. Deux ouvriers lui portèrent secours (ils ont été incommodés à leur tour). Il rendait peu après le dernier soupir. »
A la morgue elle l’a trouvé étendu par terre pire qu’un chien même pour une bête on aurait pris plus de précautions. A son avis ils l’ont traité ainsi car il était espagnol et le pays était en guerre. Ce même jour elles pouvaient lire sur le journal : « Aucun juif n’est admis dans l’armée roumaine ».
Maintenant la voilà seule pour élever ses deux filles dans un pays dont elle maîtrise encore mal la langue. Pourquoi il ne lui est jamais venu à l’esprit de repartir en Espagne ? A partir de ce jour-là elle se met à faire de la couture à domicile, elle fera même des pantalons pour l’armée. Le dimanche elle raccommodait les bleus de travail des ouvriers que leurs femmes s’étaient empressées de laver le samedi. Le travail de ce jour-là lui permettait de gagner un peu plus d’argent. Mais elle faisait tout ceci au noir sans être déclarée. Elle restait devant sa machine à coudre souvent jusqu’à minuit pour reprendre le lendemain à 5h du matin. Mais elle n’avait pas le choix. A mon avis elle aurait mieux fait d’accepter le travail et le logement qu’on leur offrait, c’était vraiment de l’orgueil mal placé. Elle a eu détricoté un pull du pépé pour en faire un à Adeline et d’un pantalon elle en a fait un pour Mariquette en le resserrant à la taille et aux chevilles avec des élastiques. C’était la guerre et la nourriture était rationnée. (Pour le pain les rations étaient de 100gr pour les – de 3 ans 200gr de 3 à 6 ans 275gr de 6 à 13 ans 350gr de 13 à 21 ans 275gr de 22 à 70 ans 200gr plus de 70 ans) Elles allaient au ravitaillement toutes les trois jusqu’à St-Christo. Elles n’y étaient jamais allées ; elles prenaient les coursives. Je me demande comment elles ont pu y arriver ! La première ferme qu’elles voient elles demandent leur chemin alors que c’était ici même. Les fermiers les on fait entrer et leur ont offert un café au lait. Ils leur ont vendu une demi-livre de beurre, un lapin vivant, du blé et un chou. Elles redescendent sur St-Chamond chargées comme des mules. Mariquette portait un sac tyrolien avec tout le blé dedans et Adeline portait le lapin. Elles s arrêtent un moment dans un pré et que ce passe-t-il ? Le lapin évidemment profite de cette pose pour échapper des mains d’Adeline ! Elles lui ont couru après et l’ont rattrapé ; en temps de guerre un lapin on ne le laisse pas partir comme çà ! A partir de ce jour c’est la paysanne qui descendait tous les jeudis apporter le ravitaillement. Ceci étant bien sûr interdit elle mettait les provisions sous le panier et le linge à raccommoder par dessus. Il fallait faire très attention car les gendarmes étaient aux aguets. Après avoir fait ses devoirs Adeline aidait à faire les boutonnières jusqu’à 11 h du soir. Et souvent après l’école elles allaient au patronage et le soir elles aidaient Mme Guénard à faire des lacets ; c’était son gagne-pain. Mme Mourgues , Mme Guénard et Mme Sandre c’était vraiment leur seule famille surtout après le décès de leur père. Tous les soirs elles venaient passer la soirée autour du feu à la maison. Et la grand-mère Sandre, quand elles commençaient à manger elles faisaient teinter les cuillères contre leurs assiettes. Quelques minutes après elle descendait les voir, faisait l’innocente et s’asseyait pour manger la soupe ; tout le monde ne mangeait pas à sa faim. Dans le quartier vivait aussi un dénommé « Zézé » il était très beau. Il part à la guerre mais à son retour il ne trouve personne chez lui ni sa femme ni sa fille. Alors il se met à boire. Comme il n’avait pas d’argent il s’arrangeait pour se faire prendre en train de voler surtout à l’entrée de l’hiver ; il espérait passer ces mois au chaud en prison. Après il poussait le luxe jusqu’à aller seul en prison comme il serait allé à l’hôtel. Bien sûr un jour il est revenu car les deux « chambres » étaient déjà occupées par d’autres prisonniers ! ! Elles allaient jusqu’à aider Yvonne, dans son épicerie car elles avaient ensuite le droit de manger les miettes de gâteaux qui se trouvaient sur le comptoir ! Et la queue que Mariquette faisait chez Mayol l’autre épicerie ! Car c’était souvent elle la préposée aux files d’attente. Elles achetaient de la pâte de figue, du sucre de raisin mais j’allais aussi chercher les cartes d’alimentation. La seule fois où c’est ma mère qui est allée acheté à manger elle l’a perdu en route ! elle va chercher une seule fois de l’eau à la fontaine il n’y en avait plus, elle va chercher les allocations familiales et elle les perd en route ! Elle a pleuré ce jour-là. C’était tellement important pour elles cet argent. Ce jour-là il pleuvait ; elles allaient les chercher à l’époque rue Pierre Timbaut qui est devenue la maison des combattants. En chemin ma mère rencontre Mr Sotéro Paz elle lui a parlé et c’est je pense à ce moment-là que l’argent a glissé de l’enveloppe. Avec Mariquette elles sont reparties pour rechercher cet argent si précieux pour elles mais vous pensez bien que d’autres l’avait trouvé avant ! 1月15日 4eme episode
Comme beaucoup ma g-mère cousait. Mais quand venait le moment d’essayer, les clientes voulaient à tout prix avoir l’avis du pépé. C’est ici que ma mère et ma tante ont passé les meilleurs moments de leur vie. Elles ont plus rit que certaines de leurs amies comme Simone et Irène qui vivaient dans un quartier résidentiel. La preuve c’est que ces dernières venaient rue de la Boucherie pour y prendre du bon temps. En 1936, ils achètent leur première radio ; ils n’ont même pas le gaz mais un simple réchaud à alcool d’une seule plaque. Plus tard ils en auront un à deux plaques. Il n’y a pas l’eau courante ils vont la chercher à la fontaine. A cette époque il y avait ce qu’on appelait les « Bains-Douches » ; ils prenaient une douche par semaine. De temps en temps, ils s’offraient le luxe de prendre un bain. A cette époque, mon grand-père est peintre aux Aciéries ; c’est le Front Populaire, en 1933, Hitler est au pouvoir ; les grèves et les occupations d’usines pour les 40h et les congés payés se multiplient .Le 07/05/1939 ma mère fait sa communion ; elle sort alors d’une très grave maladie. Les médecins ne disant rien de leur diagnostic à la famille, on suppose qu’elle a fait une congestion pulmonaire. La religieuse venait la voir tous les soirs. C’est elles qui faisaient office d’infirmières. Elle lui appliquait des ventouses. Elles disaient à ma mère qu’elle allait aller au paradis et rien qu’à cette pensée, elle était heureuse ! Quelle bécasse ! Lorsqu’elle fut presque guérie on lui demanda ce qu’elle aimerait manger tellement on était heureux. Elle voulu du pigeon alors qu’elle n’en avait jamais mangé ! Aussitôt, Mme Guénard part lui en acheter un ; mon grand-père alla lui acheter la plus belle robe de communion dans un magasin, l’aumônière dans un autre , si bien qu’elle était la seule à l’église à porter une robe brodée en bas . Ce fut également la seule qui ne fit pas la procession. Ce sont des sortes de cortèges qui se faisaient à chaque fêtes religieuses : carême, jeudi Saint, fête de la Vierge en mai, le Sacré-Cœur en juin etc.…C’étaient des journées de prières, on installait le calice on fleurissait et éclairait les églises. On appelait ceci des reposoirs. Toutes les paroisses en avaient un et avec le patronage on allait les visiter. Après sa communion c ‘est Mr Merle qui la conduisit dans sa traction. Au repas pour la première fois de notre vie nous mangeons des asperges. Ils ne partaient jamais en vacances, mais l’été Adeline et Mariquette partaient en colonie au Bessat ou à Doizieux . Ce que ma mère a pu pleurer ! En 1939, quant elles reviennent de vacance que voient-elles dans la maison ? Un beau fourneau émaillé que leurs parents avaient acheté. C’est alors que le 03/09/1939 la guerre est déclarée, les restrictions commencent. Par contre cette même année ils ont l’électricité mais toujours pas l’eau courante. C’est à cette époque que les dimanches après-midi d’hiver elles allaient au cinéma muet au patronage où se déroulait un drame et un comique ensuite. Pour en revenir à la guerre, ils avaient juste avant fait leur demande de naturalisation qui bien sûr a été stoppée. Le pépé ne sera donc jamais naturalisé. Etant espagnols et ne sachant pas s’ils devaient repartir dans leur pays ils ne fêtèrent pas Nöel cette année-là. Seule Mariquette était heureuse rien qu’à la pensée de partir vivre en Espagne ! Au même moment le Gier est recouvert et ils construisent la Sécurité Sociale. En 1940 mon grand-père est renvoyé des Aciéries comme tous les étrangers. Il fait alors des petits boulots par ci par là jusqu’au jour où il est embauché à la mine au Clos Marquet en 1941 grâce à A. Pinay. Mais il n’y reste que quelques mois car il ne supporte pas le fait d’être sous terre. Ma grand-mère lui faisait des sortes de gâteaux aux flocons de maïs qu’il mangeait en route tellement il avait faim ; après il ne lui restait plus rien jusqu’au retour. A cette époque figurait une pub sur les journaux :
« Ils sont pâles et ils ont faim, donne-leur soleil et pain ».
Oui il fallait qu’ils aient faim ! Et quelques mois après mon grand-père quittaient la mine pour être réembauché à la Soie d’Izieux. Le pire c’est que le lendemain celui qui prend sa place meurt asphyxié. « Quand je pense à ce qui aurait pu arriver » pensait ma grand-mère ; elle a remercié le Seigneur sans savoir ce qu’il était en train de leur réserver quelques jours plus tard.
C’était le 14/07/1941. Mon grand-père va au ravitaillement avec son contremaître. Ils rentrent tard dans la nuit le déposer chez mes grands-parents ; et c ‘est à ce moment-là qu’il lui demande de venir travailler le lendemain. Il faut nettoyer les caniveaux ; or il n’a jamais fait çà alors il refuse. Mais son chef insiste tellement qu’il accepte à contrecœur(d’ailleurs ,personne ne voulait le faire) . Le 15/07au matin le contremaître revient chez nous chercher le ravitaillement. Il est très embarrassé, mal à l’aise on ne comprend pas ce qui ce passe. Alors il annonce la catastrophe qui vient d’arrivé il est très gêné, les mots ont de la peine à sortir. Voilà, dit-il , il est arrivé un malheur. C’est tout ce qu’il leur dit ; ne sachant rien d’autre ma g-mère part à l’hôpital avec Mme Guénard . Il n’y est pas. Elles remontent jusqu’à Izieux , se dirigent vers la morgue et il est ici . Alors là, tout s’effondre autour d’elle , elle n’y croie pas , ce n’est pas possible , pas à elles ; que vont- elles faire ? 12月30日 reveillon solitairebonjour
j ai envie de me plaindre ; je peux ? J espere que oui voila ca fait 26a que je reveillonne toute seule pourquoi je n en sais rien. Je pense que je suis invisible pour les gens. et puis c est vrai que voila 26a que j ai ete larguée donc sans mec il est evident qu on vous evite.
surtout pas de pitié je n aime pas ca si on avait pensé a mopi on m aurait appelé depuis longtemps . j irais donc sagelment me coucher jusqu a l année prochaine ou je metrais la tv il y a surement une emission pour les gens delaissés . le pire c est que quand on va me demander : tu as fais quoi pour le reveillon ? je vais dire : rien . et la ho stupeur ! comme toutes les années on va me dire : mais il fallait me le dire .
bien sur vousvous voyez en train de dire je suis seule ce soir-la tu m invites ?
IL Y A T IL UN PSY PAR LA QUI LIT MON MESSAGE ET QUI PEUT M EXPLIQUER LA RAISON DE CETTE IMENSE SOLITUDE ?
pourquoi egalement personne ne veut venir chez moi meme quand j invite ? Ce qui fait que je n invite plus et que certainement je passe pour une vraie sauvage mais quand on vous dit non une fois , deux fois trois fois vous n insistez plus , n invitez plus j ai tort ?
bon voila je me suis epanchée je ne sais pas si ca a servi a quelque chose mais bon .
au fait j oubliais si quelqu un connait un marabout ce serait bien je dois avir un paquet d ondes negatives qui font fuire les gens alors a bon entendeur salut
bon reveillon a vous autres petits veinard qui ne vous rendez meme pas compte de votre chance et pendant que je dormirais ayez une toute petite pensée pour moi je ne demande pas grand chose.
s il y en a ds la meme situation dites moi le ca fait du bien de ne pas se sentir seule. 5月21日 3eme épisodeMonsieur Merle tenait l’épicerie de la rue, il avait une fille qui se nommait Yvonne. Il y avait aussi les familles Paz, Mr Revillon , Mme Sandre, Mme Correz ( sa fille venait apprendre la couture et l’espagnol chez nous). Dans cette cour vivaient des arméniens, des polonais , les boulangers de la rue, Mme Marmillot, les Portafaix. Certains de ces gens allaient devenir leurs amis. Il y avait aussi beaucoup d’arabes mais à cette époque ils étaient là sans leur femme . Ce quartier était loin d’avoir bonne réputation. En 1928 ma g-mère est enceinte. Mais peu avant elle avait fait une fausse couche et c’était des jumeaux. Quelques semaines avant d’accoucher ils partent en Espagne . Les trains à l’époque étaient loin d’être confortables comme maintenant et le voyage durait plusieurs jours. Enfin le 05/09/1928 naît Adeline , il est 10H du matin . Les deux mois passés en Espagne font que la mère de ma g-mère a pu connaître Adeline ; les autres grand-parents étant décédés . La mère de ma g-mère étant aveugle , elle lui caressait le visage pour faire connaissance. Mais la vie continue, un beau jour ils sont obligés de revenir en France. Aussi bizarre que cela puisse paraître elle n’a jamais eu le désir de rester la-bas . Et tout au long de sa vie qui a été loin d’être toute rose jamais elle n’y a songé. Il reprend son travail le 21/11/1928 à la Soie et ceci jusqu’au 08/06/1929. De son travail, il apporte des bouts de tissu pour confectionner des langes pour le bébé. Quant à ma g-mère elle ne travaille plus hormis un peu de couture qu’elle faisait pour les uns et les autres. Le 08/06/1929 mon g-père travaille aux Forges et Aciéries de la Marine en tant que peintre. Ici, il effectue environ 179H/ mois. Le 04/10/1930 naît une autre petite fille, ils l’appelleront Maria mais très vite notre grand-père la baptisera Mariquette prénom qui lui restera toute sa vie. Cette fois-ci elle accouche à la maison. A cette époque elle fait de la couture pour les autres. En 1931 ils déménagent pour habiter au 22 de la même rue où il y avait deux pièces au lieu d’une. C’ est alors qu’ en 1933, ils décident de partir en Espagne revoir leur famille. A cette époque les congés n’existaient pas . Ils ont économisé pour se payer le train. Et notre grand-père a été obligé de demander l’ autorisation aux Aciéries de partir du 06/09/1933 au 19/09/1933. Ce congé lui a été accordé ; le voyage dure trois jours et trois nuits. Au retour ils le reprendront. Les années s’écoulent tranquilles ; souvent avec Adeline et Mariquette on va attendre leur père à la sortie de son travail. Le ménage, il aidait souvent à le faire. C’était lui qui cirait et faisait briller la carpette ma g-mère de son vivant n’y avais jamais touché. Et le jour où il s’est acheté un vélo !c’ est une voisine qui lui a appris et en échange il lui apprenait l’espagnol. Ce qu’il a pu rire ! La première fois ,il s’est retrouvé dans une tranchée ils étaient en train de changer les canalisations. Les ouvriers qui se trouvaient au fond se sont bien marrés. Du coup son pantalon était tout déchiré donc que fait-il ? Il va tout simplement là où il l’on acheté pour que la commerçante lui fasse un point et il repart dans un trou ! Après, quand il a su maîtriser cet engin, il lui arrivait d’aller jusqu’à St-Etienne il a même été à Vichy ! Et à chacune de ses épopées il leurs rapportait quelque chose . Et à cette époque-là ces « voyages » étaient un évènement. 5月16日 Rue de la Boucherie 2eme épisodeIls sont restés quelques mois au Péage ; et après ils ont atterri à St-Chamond. Là vivait la marraine de Mariquette qui d’ailleurs n’était pas parente avec eux . Elle vivait rue de la Boucherie ; Ils ont vécu chez eux le temps de trouver une chambre sous les toits au 31 de la même rue. Ils travaillaient tous les deux à la Soie d’Izieux . Pépé était en filature et ma g-mère aux flottages. La filature c’est la fabrication de la soie artificielle . Ils recevaient de la pâte à papier sous forme de gros ballots dans l’atelier de fabrication ; tout ceci était broyé avec des produits chimiques et passait en filature dans des filiéres trouées et devenait du fil . Ces filières étaient d’ailleurs très chères. Après les femmes mettaient le fil sur des bobines ce que faisait ma g-mère et leur acheteur principal était « Michelin ». Ils allaient travailler en tramway de St-Chamond au Creux. Ils étaient payés au rendement et les vacances n’existaient pas .C’était comme ça tout le monde en était au même point. Sauf les riches qui eux pouvaient s’offrir ce luxe .Ils n’avaient pas le confort d’aujourd’hui. Par exemple il n’y avait ni eau ni électricité.. L’eau ils allaient la chercher à la fontaine avec une cruche et un pot. Il y avait des fontaines dans beaucoup de rues et souvent ils faisaient la queue. Quant au linge ils étaient obligés d’aller le laver dans les lavoirs ce qui leur permettait de discuter avec les voisines. Ils ne prenaient pas de douche tous les jours comme maintenant . Il n’y avait même pas de salle de bain dans les maisons et les WC étaient à l’extérieur. Seuls les gens riches en possédaient .Il y avait les « bains-douche » ils payaient pour prendre sa douche ou son bain. Pour cuisiner ils avaient un réchaud à alcool , ils s’éclairaient avec une lampe à pétrole et se chauffaient au charbon. Mais contrairement à ce que l’on peut croire ils n’étaient pas malheureux . Mon g-père était très gai. On l’entendait quand il arrivait du travail , il chantait à tue-tête. Toute la rue en profitait. Il faisait rire tout le monde . Pour se laver les pieds il mettait de l’eau dans une cuvette et s’installait au milieu de la cour. Un jour il est allé se faire couper les cheveux chez « Grégoire » le coiffeur. Ce dernier lui a mis un bol sur la tête et il a coupé tout ce qui dépassait. D’autres auraient étés furieux alors que lui il a ri , mais si vous l’aviez vu rire !Au moment du carnaval il était le premier à se déguiser et il allait faire la fête au quartier du Fort qui se situait au pied de la colline de St- Ennemond. Pour lui, tout était prétexte à rire et à chanter. Pour Noël , ils se faisaient un petit repas avec du quina en apéritif et de la goutte au digestif sans oublier bien sûr les « mantécaos » , gâteaux de Nöel espagnols. Cette bouteille de quina elle leur durait longtemps car ils ne la sortaient qu’aux grandes occasions . Mais par contre quand ils allaient présenter leurs vœux aux voisins ils leur en offrait un verre . Ils n’avaient guère de cadeaux sauf une année par exemple où Adeline a eu un baigneur et Mariquette une poupée et un ballon pour elles deux . Le Noël suivant ils avaient déguisé la poupée en Blanche Neige . Ils faisaient un sapin , elles mettaient leurs souliers qu’elles retrouvaient garnis de papillotes et d’ une orange. Quant à la crèche elle était fabriquée par eux en carton et ils mettaient des petites décorations sur le sapin. La vie était différente, tout le monde vivait dehors dès qu’il faisait beau . Les maisons donnaient sur des cours intérieures ce qui favorisait énormément les rapports entre les gens. Dans leur cour vivait madame Mourgues ; elle était veuve et possédait plusieurs appartements dans cette cour. Une de ses locataires madame Guénard était son amie ; elles mangeaient ensembles mais ce qu’elles se disputaient ! 4月13日
Ma grand-mère est née à Villapalacios le 27/04/1897 , un petit village au centre de l’Espagne, juché sur une colline. Ici c’est la frontière de l’Andalousie il y fait une chaleur torride l’été et très froid l’hiver. La terre est tellement aride que pas grand chose n’y pousse excepté des tomates ; la population est donc pauvre ; on se demande comment pouvaient vivre les gens . Il y a 300 habitants environ et l’activité principale est l’agriculture et l’élevage. Encore maintenant des champs immenses d’oliviers à perte de vue un des rares arbres qui doit supporter ce climat et cette terre ; toutes les familles en possèdent. Ils les cueillait en plein hiver jusqu’à en avoir les doigts gelés ! Ils faisaient leur huile et d’autres la vendait s’ils en avaient beaucoup. Ils vivaient de l’élevage ; les filles depuis leur plus jeune âge brodaient, cousaient et faisaient beaucoup de crochet pour les autres. Ce sont surtout ces travaux qui leur permettaient de vivre . Elles n’allaient pas à l’école . C’ était presque comme au Moyen-Age en France, sans confort. Pourtant elles habitaient dans une maison sur la place du village et de ce fait ne faisaient pas parties des plus pauvres. Elle avait deux frères Eluterio et Périquo et quatre sœurs Piéda, Rojélia, Eléonore et Constantina. Quand leur père meurt, c’est leur frère aîné Eluterio et leur sœur aînée Constantina qui héritent de tout car le droit d’aînesse est encore de rigueur là-bas. Avec sa mère (qui elle , est décédée après 1928 ) et ses autres sœurs elles sont obligées de déménager et elles se mettent à coudre encore plus qu’avant pour subvenir à nos besoins. Le « tio » Elutério ,leur fournissait quand même leur huile. Damian, mon grand père est né le 12/04/1894 à Villapalacios. Mais lui, très tôt il perd ses parents qui étaient eux aussi des paysans , il a alors 7 ans. C’est sa sœur aînée Agustina qui l’élève. Il avait une autre sœur Obidia et un frère Ruffo. Et votre pépé n’était autre que mon cousin germain. Plus tard quand il sera en âge de se débrouiller seul il va élever des moutons comme beaucoup là-bas. Mais c’est un métier très précaire et comme il est aventurier dans l’âme il décide pour s’en sortir de partir en Amérique. On ignore beaucoup de choses de ce voyage . En 1915 il est parti quelques jours faire son régiment à Alicante (c’ était son premier grand voyage , la première fois qu’il sortait de son village natal . Peut-être est-ce à partir de là qu’il a eu envi de voyager ? ) . C’est à Alicante aussi qu’il a été photographié pour la première fois . A cette époque en Espagne le service militaire se faisait par tirage au sort qui pouvait aller de quelques jours à des années ; il a eu de la chance il n’y est parti que quelques jours . Les moins chanceux s’ils étaient riches pouvaient payer des pauvres pour le faire à leur place. Ces derniers étaient contents de recevoir ce pécule. C’est ce qui c’est passé pour mon frère aîné Elutério , comme les aînés comptaient beaucoup mes parents avaient payé pour qu’il ne le fasse pas . En 1921, alors que Damian a 27 ans il entreprend de partir en Amérique avec deux copains pour gagner plus d’argent. Ici il ne gagnait rien. Or pour passer la frontière il fallait qu’ils disposent chacun d’une certaine somme. Aucun d’entre eux ne l’ayant, ils réunirent leurs économies et passèrent l’un après l’autre en se passant l’argent et ainsi ils purent embarquer. Sans doute partaient-ils pour trouver un monde plus prospère ? A ce moment-là il était fiancé avec une autre, qui n’était autre que la sœur de ma grand-mère la « tia Piéda » . Je pense qu’ils ont embarqué à Valence.Comme ils ne savaient pas lire, on leur avait fixé des drapeaux sur leur chapeau et à chaque escale, on leur en ôtait un et quand ils n’en eurent plus ils savaient qu’ils étaient arrivés à New-York. Mais c’est durant ce voyage que Damian apprendra à lire. Ils avaient ramené des photos, elles les ont prêtées et ne les ont jamais revues. Là-bas il travaillait dans une fabrique de pointes. A ses sœurs il envoyait des mandats mais apparemment cet argent ne leur parvenait pas ; il était détourné par un cousin Pédro Resta. Son fils nous a accusé Jésus et nous d’avoir volé les biens de son père. Quatorze mois après, ils reviennent chez eux . Un des trois serait resté là-bas. Il ne reste que quelques mois , le temps de raconter son épopée à tout le village. De retour d’Amérique il laisse sa fiancée pour épouser ma g-mère . Il aurait voulu y retourner mais c’est elle qui ai refusé alors la France a été une sorte d’ultimatum .Il repart donc mais pour la France d’abord en repèrage. Il va au péage de Roussillon où son frère Ruffo est installé . Nous pensons qu’il logeait chez lui. Là il travaille dans un atelier de soieries comme il y en avait beaucoup dans cette région. C’est en France qu’il lui achète sa robe de mariée ;Il revient au village et l’épouse le 5/2/1923. Pendant la noce, il y a énormément de gâteau et la sangria coule à flots. Après, ils ont pris le train pour venir en France. A l’époque on mettait 3 jours et 3 nuits pour faire le voyage alors que maintenant en 3 heures on y serait -Mais tu ne parlais arrivé en prenant l’avion ! Elle ne parlait pas un mot de français n’ayant jamais quitté son village,elle laissait toute sa famille, elle partait vraiment vers l’inconnu, dans un pays dont elle ne connaissais ni la langue ni les coutumes. J’ imagine tout ce qui a put se passer dans sa tête et heureusement elle ignorait les épreuves qui les attendaient . Ils s’installent au Péage chez Ruffo et Vicenta pendant quelques mois ; pour tout bagage ils n’avaient que des malles. Ruffo repartira en Espagne au moment de la guerre civile pour rejoindre les rangs de l’armée rouge avec sa femme et ses trois enfants : José-Julien , Jésus et Fée . Jésus était très engagé politiquement , il fut même emprisonné ( en 1949 il y était encore) . Pendant la guerre civile en Espagne en 1936 il y avait des républicains que l’on nommait « les rouges » et des franquistes « les blancs » et Jésus était républicain . Il arrivait que dans des familles il y ai des « blancs » et des « rouges » . 2月19日 Vous voulez que je vous raconte ma vie ? Vous n’avez pas peur alors . Bon et ben allons-y accrochez vous. Je vais essayé d’aller au plus loin de mes souvenirs même avant. C’est parti ! Je n’étais pas encore née ( non je ne me souviens pas c’est sûr ! ) quand ma tante avec une copine va voir une voyante à St*Etienne . Elles rentre en faisant un gros effort pour ne pas rire ; à peine étaient-elles entrées que la voyante dit à ma tante : « Que venez-vous faire ici ? Vous êtes croyante » . Elle lui a quand même fait un tirage car elle lui a annoncé qu’elle allait avoir une petite nièce . Ma tante n’était pas au courant de la grossesse de ma mère vous imaginez son étonnement ! Ce que je ne sais pas c’est si elle en avait parlé à ma mère . Bon grosse lacune je lui demanderais ça dans quelques jours quand on sera à Rignat.
On est en février 56 ce fameux hiver où il a fait si froid que tout était gelé le gier était une patinoire et ma mère pour se réchauffer mettait des journaux sur son ventre . Enfin moi je m’en fichais personnellement j’étais dans une atmosphère de 37° c’est peut-être à cause de ce grand froid que je suis frileuse .Qui sait ?
C’ est le 3/6/1956 et voilà je veux sortir n’importe quoi ! reste donc ma pauvre si tu savais ce qui t’attend . Mais je ne sais pas . C’est une chaude journée d’été ; ma tante monte à Valfleury faire brûler un cierge pourquoi un quelle rapia si elle en avait mis plusieurs je n’en serais sûrement pas là . J’ arrive il est 23h55 ; ils ont regardé pour voir quel jour c’était je leur pose déjà un problème je ne pouvais pas naître à 22h ou 18h comme tout le monde non il faut que je les emmerde tout de suite . Enfin il y avait aussi le fait que pour les naissances qui avaient lieu avant le 4/6 56 Lles parents avaient droit à 1 ou 2 kg de sucre alors allez savoir si je suis bien née le 3 ! Paraît-il que je suis le plus beau des bébés que la sage-femme est vu ! car ma mère a accouchée chez elle donc pour tout vous dire je suis née dans un château ne soyez pas jaloux ; je sais ce n est pas donné à tout le monde mais quand vous saurez la suite à mon avis votre jalousie s’effondrera .
Mon père qui a assisté à l’accouchement ce qui était rare à l’époque n’en a pas dormi il a passé le restant de la nuit à me regarder . Voilà ce qu’on m’a raconté concernant ma naissance.
Mes parents quelques jours après ma naissance dans leurs jardinet. 2月14日 L amourBonne fete a tous les amoureux ,
Bonne fete a toi qui aime mais qu on n aime pas ,
Bonne fete a toi qu on aime mais qui n aime pas ,
a toi qui a peur de l amour , peur que celui ci soit ephemere et qui prefere ne plus jamais aimer ni etre aime . Qui s enfuie quand il le voit arriver toi dont le coeur a eu mal une fois et et qui desormais ne l offriras plus a personne .
Toi qui protegeras ce coeur dans un etau qui l entoureras de barbeles plus haut que les etoiles pour que la personne qui tenteras de les franchir se fasse mal pour longtemps et dont les plaies mettrons du temps a se cicatriser. Sort de cette tout de Babel AIME MERDE AIME. |
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